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Histoire d’un sport :    La formule 1 
Cette page n'a pas la prétention d'être exhaustive, elle retrace l'histoire de la F1 au travers de faits et d'anecdotes
 
Années 1880 Balbutiements de la course automobile
Années 30/40 Les Titans
Années 50 Naissance du championnat du monde du Formule 1
Années 60 Fin des dinosaures Avènement la F1 à l’ Anglaise
Années 70 Business et mutations
Années 80 Guerre FISA - FOCA - La politique d’abord, sport…
Fin des années 80  La F1 «  Moderne ».
Balbutiements de la course automobile.
Tricycle à vapeur de Dion & Bouton 1885

 1880 – Dans ces années 1880, on lieu les premières réunions avec quelques tricycles ou quadricycles à vapeur ou à moteur.
1886  - Carl Benz présente le premier quadricycle équipé d'un moteur à essence.
1888  - John Boyd Dunlop invente le pneumatique à chambre à air.

1894 – Première rencontre automobile entre Paris et Rouen soit (126 Km), le 22 juillet. On y compare les différentes technologies, à essence, à vapeur, et même électrique, cette épreuve nommée "Concours de voitures sans chevaux", sous l'égide du « Petit Journal »  compte 102 inscrits, mais seulement une vingtaine prendrons le départ. Le droit d'inscription est de 10 F. La vitesse n’est pas encore à l’ordre du jour. Le but est surtout de rallier l’arrivée. Le règlement précise que les véhicules doivent "être sans danger", aisément maniables, et ne pas coûter trop cher sur la route. Le vainqueur sera la véhicule le plus maniable. Ainsi, le 1er arrivé à Rouen est une De Dion à vapeur, mais le premier prix de 5000 F ira à une Peugeot et une Panhard Levassor à égalité, ces voitures étant jugées les plus "intéressantes"

1894 Une Panhard Levassor remporta
 le 1er prix  lors du  Paris - Rouen

Panhard Levassor  Phaéton 1894 (musée de l'automobile de Mulhouse
1895 – La notion de vitesse entre en ligne de compte, avec la première vraie course automobile. C’est le Paris - Bordeaux - Paris qui se déroule du 11 au 15 juin. Là, le but est de parcourir la distance le plus vite possible. La course dotée d'un prix de 250 000 F. elle est remportée par Émile Levassor sur une Panhard-Levassor (1200 CC, 4CV) en 48h et 42minutes à la vitesse de 24 km/heure. 
Le 12 Novembre, le Comte de Dion organise un déjeuner. Il réunit le baron de Zuylen (un mécène) et Paul Meyan (journaliste) au cours de ce repas est fondé l’ Automobile Club de France (A.C.F.).
Dans les années qui suivent, Anglais, Allemands, Italiens, Suisses, Hollandais, Américains, Danois, Espagnols, Portugais créent également des automobile-clubs
1896 La course fait sa première victime. Du 24 septembre au 3 octobre se dispute la course Paris - Marseille - Paris (10 étapes). Suite à un accident avec un chien, Émile Levassor dont la voiture s'est retournée, est gravement blessé. Il décède au Printemps suivant des suites de ses blessures. Il est donc le premier pilote à se tuer en course.
1897
- Paul Jasmin sur un tricycle français de Léon Bollée remporte le Paris - Dieppe à 24 km/h de moyenne puis une version évoluée gagne le Paris Trouville à 28 km/h.
<<<
Le tricycle Léon Bollée version 1898 - 650 CC et 2,5Cv
1899 – A la fin de l'année, un américain, Gordon-Benett, crée à Paris la coupe qui porte son nom. Le principe est de  faire concourir les nations avec des voitures construites respectivement dans chaque pays. Les voitures doivent peser entre 400 et 1000 kilos. Il y aura seulement 3 voitures autorisées par pays. C’est à cette époque que la couleur bleue est attribuée aux voitures françaises, le blanc revenant au allemandes, et le vert aux anglaises, le rouge aux italiennes etc...
1900 – Première édition de la coupe Gordon-Benett. Le départ est donné le 14 juin, le parcours long de 569 km relie Paris à Lyon. L'épreuve est chapeautée par l'A.C.F. Il n'y que 5 engagés, 3 Panhard Levassor pour la France, 1 américaine et une belge.
1906 – l’ Automobile Club de France crée le premier Grand Prix (Grand Prix de l’ A.C.F.) Ce premier Grand Prix de l’histoire sur circuit, il se court sur 1200 Km, et il est remporté par une Renault dont le moteur fait 12 litres de cylindrée.

1908 – Les USA suivent et organisent leur Grand Prix. Il faut plusieurs années pour que d’autres nations viennent créer leur Grand Prix national. Pendant plusieurs années, seuls ces deux nations donneront l'appellation de "Grand Prix" à leur course nationale.

De Dion au Paris Rouen Paris en 1908

1920 – Dans les années 20, nombreux sont les pays à organiser leur 1er Grand Prix,  Grande Bretagne, Allemagne, Italie, et aussi Monaco. Des circuits sont construits un peu partout. Sous l’impulsion de l’Italie, un championnat des marques est crée.
1925 – Les Alfa Roméo domine la compétition emmenée par leur pilote fétiche Antonio Ascari. Cette domination italienne est utilisée au profit dans la propagande de Mussolini.
Les Titans.

1937 – Comme l’ Italie quelques années auparavant, l’ Allemagne « Nationale Socialiste » propose un championnat européen, cette compétition à pour but récompenser les pilotes. Comme prévu, ce sont des pilotes allemands, notamment Rudolf Carraciola, qui se couvrent de gloire au volant de leurs Mercedes-Benz et Auto Union leurs bolides développant plus 600cv. Carraciola sera 3 fois champion d'Europe en 35 37 et 38

<<< GP de Monaco 1937: Les Mercedes W125 de Carraciola (8) et Von Brauchitsch (10) écrasent  la concurrence propulsées par un puissant moteur de 5,6 litres et 650 CV et portent haut les couleurs NAZI.

1939 – Le dernier Grand Prix du championnat d’ Europe se déroule le 3 septembre à Belgrade, le lendemain de la déclaration de la 2ème Guerre mondiale. Toutes les manifestations sont arrêtées
1945 -  Le 9 septembre soit quatre mois après la fin de la guerre, l’ A.G.A.C.I. (Association Générale Automobile des Coureurs Indépendants), réussit le tour de force d'organiser la première rencontre de l’après guerre, A Paris aux alentours du bois de Boulogne. La manifestation est un immense succès populaire puisque qu’on dénombre 60 000 spectateurs. Les vainqueurs du jour sont André Gordini dans la série "petites cylindrées" sur une barquette 1100 CC, La série cylindrée moyenne était remportée par  Henri Louveau sur Maserati, la catégorie reine est remportée par Pierre Wimille sur une Alpha 308 à 112 km/h de moyenne.

1946 – Les autos participantes doivent théoriquement répondre aux critères de la « Formule Internationale » qui datent d’avant guerre à savoir; Moteurs 4,5 litres atmosphériques ou 3 litres avec compresseur. Le nombre de participants reste faible, une dérogation est donc faite pour les voiturettes de 1939, moteurs 1500cc compressés qui sont beaucoup plus nombreuses.
 - Les principaux pays organisateurs sont la France, l’ Italie, L’Espagne, La Belgique et la Suisse.
 - Création à Paris de la Fédération Internationale de l’ Automobile (F.I.A.) et de la Commission Sportive Internationale (C.S.I.) qui est chargée de la gestion des compétitions.

1947 – La FIA par l'intermédiaire de la C.S.I. décide de classer les monoplaces de courses en 3 catégories suivant leur cylindrée.
- Formules de course internationale N°1  Moteur 4500cc atmosphérique ou 1500cc à compresseur. Cette nouvelle dénomination sera très vite condensée en « Formule 1 »
- Formules de course internationale N°2  Moteur 2000cc atmosphérique
- Formules de course internationale   Moteurs de moto de 500cc maximum.
   En Formule 1,  les Alfetta et Maserati 4CLT suralimentées dominent les grosses Talbot et Delage 4,5 litres

1948 – Un nouveau concurrent se présente, avec une nouvelle écurie italienne. Ancien pilote puis directeur sportif chez Alfa Roméo avant guerre, Enzo Ferrari aligne sa première monoplace La Ferrari 125 - compressée. La lutte en Formule 1 s'annonce acharnée avec Alfa Roméo.


1949
– Un jeune pilote fait des débuts prometteurs : Juan Manuel Fangio.

Les Grands Prix se disputent un peu partout en Europe, mais aucun titre n’est attribué. Le délégué Italien auprès de la FIA soumet l'idée d'un championnat du monde des conducteurs. La C.S.I. décide donc  d’organiser dès 1950 un championnat du monde des conducteurs réservé aux monoplace de Formule 1 et qui se disputera sur les plus prestigieux Grand Prix courus en Europe. Pour justifier de l’appellation « championnat du monde », il ne faut pas rester en Europe, il est donc décidé de prendre en compte une course aux USA, les 500 miles d’Indianapolis.
Bien que  les monoplaces US ne répondent pas aux mêmes critères que les Formules 1, De plus, il faut bien et aussi rendre hommage aux « alliés » américains. Ceci explique pourquoi jusqu’en 1960, les 5 premiers des 500 miles d’Indianapolis figurent au classement du championnat du monde. Jusqu'à la création du véritable Grand Prix des USA ouvert aux Formules 1.

Juin 49 Fangio étrenne la nouvelle Ferrari "Tipo" 166 à Monza

Naissance du Championnat du Monde F1
1950 – Le premier Grand Prix du championnat du monde des conducteurs se déroule le 13 Mai à Silverstone en Angleterre. 
Ils sont 21 pilotes au départ. Le vainqueur de ce 1er Grand Prix du championnat du monde de Formule 1 est italien, Guiseppe Farina remporte l'épreuve en parcourant les 329 Km en 2h13mn23s soit 90,95 Km/heure.
Les firmes présentes sont essentiellement italiennes, Alfa Roméo, Ferrari et Maserati. Sont également là quelques français, Talbot et Simca-Gordini, et plus rarement des anglais avec BRM et HWM. Les Alfetta 158 et leur moteur suralimenté de 400cv sont imbattables. 
Ferrari commence la saison avec des « 125 » compressées. Déjà visionnaire Enzo Ferrari pense que les moteurs compressés sont condamnés à disparaître. Il se lance dans la construction de gros 4,5 litres. Les premières Ferrari 375 apparaissent en fin de saison...
Guiseppe Farina dit "Nino"
1er vainqueur d'un Grand Prix
  du nouveau championnat

1951 – Plus que des pilotes, cette année est l’affrontement de deux conceptions de moteur, le 1500cc compressé d’ Alfa et le V12 - 4,5 litres de Ferrari. Fangio sur Alfa Roméo gagne le championnat, mais Ferrari emporte 2 Grands Prix. En fin de saison le V12 de Ferrari arrive au niveau de puissance du 1500  d’Alfa. Ce dernier entraînant une surconsommation énorme (140 litres de méthanol aux 100 Km)  et nécessitant de fréquents ravitaillement la supériorité du moteur suralimenté est mise à mal. Enzo Ferrari avait raison. Alfa Roméo se retire.
- Un changement de règlement est programmé pour 1954 limitant la cylindrée à 2500cc et à 750cc pour les moteurs suralimentés.

1952 – Alfa Roméo absent, Gordini qui a perdu le soutient de Simca n’a pas les moyens de remplacer ses vielles Formules 1, Talbot ne veut pas construire de nouvelles machines qui seront non conformes dès 54, le plateau est réduit à une misère. En attendant la mise en place du nouveau règlement en 54, la C.S.I. décide que les championnats 52 et 53 seront ouverts aux Formules 2. Ferrari déjà bien implanté dans cette formule domine outrageusement, son pilote phare Alberto Ascari emporte 11 Grands Prix sur 15 dont 9 d’affilé, record qui tient toujours en 2003
1953 – Ferrari et Ascari sont toujours dominateurs, mais un bouleversement se produit dans ce petit monde très « Latin »  C’est un grand blond venu de Grande Bretagne, très chic, avec son nœud papillon et sa veste verte au volant de sa Ferrari rouge qui vient de remporter de haute lutte  le Grand Prix de l’ A.C.F. à Reims (les 4 premiers finissent séparés de 5 secondes) bousculant ainsi les Ascari, Fangio et autres Farina. Mike Hawthorn porte maintenant les espoirs de toute l’Angleterre.

Mike Hawthorn (16 Ferrari) double Fangio (18 Maserati) va gagner le Gd Prix  de l'ACF

1954 – Le nouveau règlement entre application limitant la cylindrée à 2500cc et à 750cc pour les moteurs suralimentés. Mais autre bouleversement survient avec l’arrivée en cours d’année de deux géants de l’automobile : Mercedes Benz et Lancia. Les moyens financiers conséquents mis en œuvre par Mercedes, une technologie ultra moderne, et le pilote hors pair qu'il ont recruté "Fangio", relègue les artisans que sont Ferrari, Maserati et les anglais Vanwall, Cooper au rang de faire valoir

1955  – Fangio et Mercedes sont seuls dans le monde de la Formule 1. Les autres se partagent les miettes. Ascari et sa Lancia D50 sont battus. Ascari se tue en essais privés.
- Cette année est surtout marquée par le terrible accident aux 24 heures du Mans, La Mercedes de Levegh heurte le talus, elle se désintègre, le moteur en feu est projeté dans la foule, on dénombre plus de 80 morts et une centaine de blessés. Les conséquences immédiates sont l’interdiction des courses automobiles dans plusieurs pays en attendant des mesures de sécurité sérieuses. notamment en Suisse où l‘interdiction devient définitive et dure encore aujourd’hui. Le Grand Prix de l’ ACF est annulé. En fin de saison l’écurie Mercedes très choquée se retire.

1956 – Lancia qui a perdu son pilote N°1 Ascari ne prend pas part au championnat. La Scudéria Ferrari se voit confier les Lancia D50 et enrôle Fangio qui gagne le championnat pour la 4ème fois devant Stirling Moss sur sa Maserati 250F
1957 – Comme les années précédente la victoire sourit à Fangio, mais cette fois il est chez Maserati.
La légende est née c’est le 5ème titre de l’argentin dont 4 d’affilé.

1958 La petite Cooper de Graham Hill à l'allure comique ne tardera pas à être prise très au sérieux

1958 – Une ère nouvelle pour la F1 commence. La présence britanniques est renforcée, Vanwall, BRM, mais aussi Lotus et Cooper.
- La coupe des constructeurs est mise en place, récompensant l’écurie qui marquera le plus de points.
- En cas d’abandon il est désormais interdit de prendre la voiture d’un coéquipier pour finir la course (Fangio avait usé et  abusé de cette méthode pour son titre en 57).
- Comme il faut à tout prix réduire les performances des monoplaces (…tiens déjà !!). Les mélanges de nitrométhane et d’alcool sont prohibés.
- Mais la grande nouveauté est technologique et anglaise, La Cooper outre sa petite taille est la première F1 à moteur arrière (photo). Stirling Moss qui la pilote et rafle le 1er Gand Prix à la barbe de l’armada Italienne médusée. Les Italiens sont débordés, Vanwall (GB) gagne la 1ère coupe constructeur et Mike Hawthorn (GB) est champion du monde des pilotes (sur Ferrari quand même).
- Maria-Thérèsa de Filippis (Maserati privée) est la première femme en F1 au Grand Prix de Belgique
- Émergence d'un constructeur de génie qui va révolutionner la F1, Colin Chapman et son team Lotus.

1959 – C’est la fin d’une époque, qui entérine de la supériorité des petites Cooper, lesquelles gagnent 5 des 8 Grands Prix. Les puissantes Ferrari (290cv) ne peuvent rien contre la maniabilité des petites anglaises. La fin des mastodontes à moteur avant est annoncée. En cette fin de décennie, Ferrari reste le seul italien. Les anglo-saxons sont passés maître dans l’art de ne fabriquer que les châssis et d’y boulonner un moteur. Enzo Ferrari les appellent dédaigneusement « les assembleurs ». Le moteur Climax qui propulse les Cooper est  un 4 cylindres de 230cv, le bloc est à l'origine conçu pour les motopompes.
La fin des dinosaures – Avènement de la F1 à l’anglaise.
1960 – La C.S.I. avait décidé depuis 1958 un changement de règlement réduisant la cylindrée de 2500 à 1500cc sans compresseur et un poids minimum imposé de 450 kg. Ce nouveau changement intervenant qu'en 1961. La fronde des anglais menace, soupçonnant la F.I.A. de vouloir avantager Ferrari.  la C.S.I. reste inflexible. Les anglo-saxons boycottent le Grand Prix d’ Italie, permettant à Ferrari d’empocher (sans lutte) sa seule victoire de l’année. C’est la dernière victoire d’une F1 à moteur avant.
1961 – Depuis 1954 la puissance des moteurs est passée de 200 à 300CV.  Influencée par les accidents mortels survenus notamment  en 58 (Musso, Collins, et Lewis-Evans), la F.I.A. impose une réduction drastique de la puissance des Formules 1 (1500cc non suralimenté), espérant ainsi stopper l'hécatombe. Cette nouveauté ne fait que promouvoir les Formules 2, qui sont renommées F1.
Les britanniques qui rechignent toujours devant le changement de règlement, restent persuadés que les nouvelles règles ne seront pas appliquées, si bien qu'ils sont pris de court. Ils se présentent avec des « anciennes » F2, Ferrari qui a pris les devants sort la « 156 » qui dispose d’un moteur 6 cylindres de 1500cc en position arrière. Logiquement Ferrari s'impose. Catastrophe, à Monza la Ferrari de Von Trips qui la piste et fauche un rang de spectateurs. Bilan 14 morts dont le pilote et 20 blessés.

En 61 les F1 ont toutes un moteur arrière,
 mais les styles de carrosseries diffèrent La
 Lotus 18 (n°20) et la Ferrari 156 (n°38)

1962 – Les anglo-saxons rattrapent leur retard et construisent des V8 très affûtés (Climax). Colin Chapman aligne la Lotus 25 et son 1er châssis monocoque beaucoup plus rigide qu’un châssis tubulaire. Ferrari qui privilégie toujours la puissance par rapport à la tenue route est une nouvelle fois surpassé. Malgré une puissance de 100cv inférieure, les petites anglaises Lotus et BRM balaient tous les records établis 5 ans plus tôt par les grosses F1 de Fangio et consorts.
Un petit génie du pilotage débarque en Formule 1 : Jim Clark

La Honda RA271 de 1964, son moteur V12 transversal de 1500 CC
  tournait à 12500 tr/mn soit 1000 tours plus vite que la courrence

1964 Première apparition d’un asiatique en F1. Venu du sport moto, le japonais Honda, se jette dans la bataille. Le constructeur japonais fabrique son propre châssis et s'appuyant sur son expérience en moto, notamment en 125cc,  Honda construit un moteur V12 de 1500cc (12 x 125cc). Dont la particularité est sa position transversale, qui permet de gagner de la place en longueur
1966 – Retour de la puissance!! Depuis 1961 les pilotes de Formule 1 n'avaient conduit que des autos de faible puissance faiblement motorisées. Cette technologie de n'était plus représentative de l'image que voulait donné la F1 en tant qu'élite du sport automobile. Le nouveau règlement fixe la cylindrée à 3 litres ou 1500cc suralimenté. Tout le monde opte pour le 3 litres, les contraintes techniques au niveau du carburant étant trop importantes avec la suralimentation. 
- Hormis Ferrari qui maîtrise déjà le V12 de 3 litres, mais qui connaît de vilains problèmes internes, tout le monde tatillonne. BRM construit même un moteur H16 3 litres qui n’est autre que deux V8  1500cc assemblés.  
- Jack Brabham dont la monoplace Brabham Repco, n’est pas la meilleure, mais la plus fiable, après ses 2 titres pilote en 59 et 60, il est le premier à gagner les deux couronnes pilotes et constructeurs.
- En fin de saison le Néo-zélandais Bruce Mc Laren et lance sa première F1 qu’il pilote personnellement.
- Jackie Stewart est victime d’un accident, il reste bloqué dans sa F1, baignant de longues minutes dans l’essence de sa BRM. Il réfléchit à ce qu’il advint d’une étincelle à ce moment là et lance avec conviction que  « Les pilotes sont payés pour courir et donner du spectacle, mais pas pour se tuer au volant ». Cette vision des choses est à l’origine de bien des changements dans l’approche de la sécurité des pilotes
1967 – Colin Chapman sort sa Lotus 49 qui bouleverse une nouvelle fois la F1 avec un nouveau concept, « le moteur porteur ». En effet ce n’est plus châssis qui supporte le moteur, mais le moteur supporte l’arrière du châssis. Elle est propulsée par un moteur qui marquera la F1 le V8 Ford-Cosworth 3 litres du nom de ses créateurs Mike Costin et Keith Duckworth.
Dès son premier Grand Prix cette petite merveille mécanique  amena la Lotus de Jim Clark à la victoire.

Keith Duckworth disait pouvoir créer un moteur de F1 simple et léger. Il suffisait de réunir 2 moteurs Cosworth très compétitifs en F2 dans un bloc V8. Il lui manquait juste le budget soit 100000 livres. Ford apporta les finances. C'est ainsi que naquit le V8 3 litres Ford-Cosworth DFV d'une puissance de 410 cv. Cette mécanique équipera des F1 pendant près de 20 ans.

1968 – A l’aube d’un 4ème titre en F1, Jim Clark se tue en Allemagne dans une course de Formule 2. 
- Moyennant finance, Cosworth propose de fournir son V8 à tous ceux qui voudront s’en porter acquéreur.
- Une équipe française arrive en F1, c’est Matra. Il n’y avait plus de team français en F1 depuis Gordini en 1957. Matra engage deux équipes une avec le moteur V12 Matra, la seconde confiée à Ken Tyrrell propulsé par le V8 Cosworth.
-
Débuts de l’aérodynamisme : Des ailerons destinés à plaquer la voiture au sol, apparaissent à l’arrière des F1. Brabham en monte même à l’avant. Ils sont montés sur de longues tiges. 
-
C’est encore ce « brasseur d’idées » de Colin Chapman qui va faire prendre un nouveau virage décisif à la F1. Avec l’accord de la C.S.I. considérant les coûts de plus en plus élevés de la compétition, Chapman signe un contrat avec un cigarettier « Impérial Tobacco », qui lui apporte un soutien financier, en échange les Lotus habituellement vertes comme toutes les anglaise, sont peintes en rouge, blanc et or aux couleurs d’une nouvelle marque de cigarettes « Gold Leaf ». La F1 business et le sponsoring sont nés.

Par rapport à la 49, la Lotus 49B a gagné des ailerons aérodynamiques, mais elle a aussi perdu la couleur verte des autos anglaises au profit des couleurs du sponsoring du tabac

1969 – Sur 7 écuries engagées, tous choisissent d'acheter le V8 Ford Cosworth DFV, sauf Ferrari et BRM.
- Les ailerons sont de plus en plus haut, et sous la charge aérodynamique, ils finissent par casser, et provoquent nombre d'accidents. Dans un premier temps la C.S.I.  interdit les ailerons, avant de réglementer strictement ces appendices
- Matra sous la direction de Ken Tyrrell se résigne et délaisse le V12 maison au profit de l'incontournable V8 Cosworth et ramène enfin la coupe constructeur à la France.
-
Les temps sont durs Enzo Ferrari empêtré dans les problèmes et financiers, doit vendre 40% de la Scudéria pour pérenniser son écurie, Ford est sur les rangs, mais c’est Fiat qui l'emporte.
- Le V8 Ford Cosworth bat un record qui ne sera sans doute jamais battu, puisqu'il s'adjuge toutes les pôles, tous les meilleurs tours et toutes les victoires, le record appartenait à Ferrari depuis 1952.

Business et mutations

Encore une idée de Colin Chapman, les radiateurs latéraux de la Lotus 72 permettent d'avoir un nez très aérodynamique

1970 – Un vent nouveau souffle sur la F1, avec l’arrivée de nouvelles écuries, De Tomaso, Surtees, et March cette dernière est dirigée un jeune avocat âgé de 30 ans, Max Mosley. L'innovation technique vient une fois de plus de Colin Chapman qui débute sa 3ème saison avec la Lotus 49C avant d'aligner la Lotus 72 avec sa carrosserie angulaire qui présente la singularité de n’avoir aucune ouverture dans la capot, le radiateur avant ayant été séparé en 2 plus petits placés dans les pontons latéraux. Autorisant ainsi un « nez » effilé et au ras du sol.
Tragique et unique en Formule 1 Jochen Rindt se tue pendant les essais à Monza, il est néanmoins sacré champion du monde des pilotes titre posthume.
Nouveauté dans le domaine des pneus: Goodyear invente le pneu « Slick »

1971 – Le pilote devient businessman : Jackie Stewart devient champion du monde, il devient également premier pilote à monnayer grassement ses services. Le professionnalisme de haut niveau entre chez les pilotes.

François Cevert star montante emporte le Grand Prix des USA et signe la première victoire d’un pilote français en F1 depuis Maurice Trintignant en 1958.
<<<François Cevert enfin
       la victoire d'un français

1972 – A 26 ans et 8 mois, Emerson Fittipaldi devient le plus jeune champion du monde de tous les temps .
- Après avoir fait courir son V12 maison, Matra se retire en fin de saison sans avoir connu le succès.
- Jack Brabham se retire Bernard Ecclestone dit "Bernie" rachète l’écurie puis crée la "Formula One Constructor Association" (F.O.C.A) cette association est censée contrer le pouvoir de la C.S.I mais aussi de promouvoir l’image de la F1 à travers le monde et la télévision. 

Bernard Ecclestone piètre pilote des années 50, est revenu en F1 comme manager de certains pilotes après avoir fait fortune dans l'immobilier. En 1972 il rachète Brabham. Assoiffé de pouvoir, il va tout révolutionner, d'abord chez Brabham, puis ensuite la F1 toute entière
1974 – La F1 fait un nouveau pas en avant. 
Être et rester la vitrine technologique du sport automobile coûtent très cher, alors les monoplaces se couvrent des couleurs des sponsors et de logos en tout genre. On peut voir les Grands Prix à la télévision. 
Le travail de Bernie Ecclestone l'ambitieux président de la F.O.C.A. commence à produire son effet. La médiatisation de la F1 commence à brasser beaucoup d’argent, les pilotes deviennent des stars. 
Est-ce le prix à payer pour que la F1 reste le « top » de la technologie ? 
La F1 des artisans passionnés n'a-t-elle pas vendu son âme au marchands du temple ?

1975 Goodyear est seul fournisseur de pneumatiques après le retrait de Firestone
Ferrari stagne depuis fort longtemps en fait depuis 1964 et le titre de John Surtees. Le point marquant de cette année 75 c'est l'avènement de la 312 T avec sa boite de vitesse transversale. La Scudéria reprend des couleurs, domine la concurrence. Niki Lauda est sacré champion du monde.


1976
Les prises d’air moteur, sont de plus en plus surdimensionnées, elles servent maintenant à créer de l’appui aérodynamique. La CSI qui cherche à endiguer la montée des performances des monoplaces réglemente la hauteur des prises d’air à 80 cm du sol.

-
BRM teste des freins à disques de carbone, mais les disques chauffent très vite aux alentours de 800° se dilatent et en frottant sur l’étrier, font bouillir le liquide frein. L’idée est abandonnée.

Démontrant l'audace de son concepteur D. Gardner, la Tyrrell P34 est sans conteste la grande nouveauté de l'année 76. 

- Arrivée en F1 de l’écurie française Ligier  Matra. La JS5 est pilotée par Jacques Laffite.
- Très audacieuse, l'écurie Tyrrell présente la curiosité de l'année, l'étonnante P34 à six à roues que Jody Scheckter devant Patrick Depailler conduiront à un magnifique doublé en Suède

 

1977  L'année des grandes nouveautés. 
Michelin manufacturier de pneumatiques français fait son entrée en F1 et  équipent l’écurie Renault.

Colin Chapman présente une nouvelle  monoplace révolutionnaire, la Lotus 78 dans sa livrée noir et or, il invente encore un truc qui fera école, les "jupes coulissantes" à effets de sols. Les larges pontons latéraux contiennent un profil en forme d’aile d’avion renversé, ce qui crée une dépression d’air sous la voiture et qui la plaque au sol, d’où viendra le nom de « wing cars »

L'effet de sol.
L'accélération de l'air sous la voiture crée une dépression qui "aspire" la monoplace vers le sol. Les jupes en jaunes créé l'étanchéité sous l'auto.

 

Ce n’est pas seule révolution de cette année, puisque arrive en F1 en grand constructeur d’automobile, Renault et son moteur à turbo compression. 
L’entré en F1 de la Régie française va bouleverser la donne en F1 tant au plan technologie que politique. En effet si le « turbo » va révolutionné les moteurs. Renault va donner des idées aux autres grands constructeurs qui laissaient jusque là, la F1 au spécialistes. 


Le turbo-compresseur
 
 1 - La turbine
 2 - Le compresseur
 3 - Admission d'air
 4 - Air compressé
 5 - Gaz d'échappement

Les gaz d'échappement entraînent la turbine et le compresseur permettant ainsi d'augmenter la pression de l'air admis dans la chambre de combustion. D'où un rendement supérieur à un moteur dit "atmosphérique". 

1978  Pour tenter de contrer la Lotus 79, dernière-née de Colin Chapman, Brabham aligne la BT40 B, une monoplace qui est équipée d’un énorme aspirateur, qui aspire l’air sous la voiture pour la coller au sol par effet de succion.
 Cette F1 ne participe qu'à un seul Grand Prix en Suède où Niki Lauda n'a aucun mal à imposer sa nouvelle monoplace. 
Suite à plusieurs réclamations elle est déclarée non conforme par la CSI. A l’arrière de la BT40 B, l’aspirateur ne rejetait pas que de l’air, mais aussi tous les graviers et autres particules qu’il ramassait et mitraillait les poursuivants qui tentaient de s'en approcher. Niki Lauda qui pilotait la "bête" conserve le bénéfice de sa victoire.
La BT40B, dominatrice en Suède, posa un problème à la CSI. Les 5 membres du bureau présents sur 8 votèrent l'interdiction immédiate des aspirateurs en F1, par 3 voix contre 2.
Le GP de France fut le théâtre d'un duel mémorable entre G. Villeneuve, R. Arnoux pour la 2ème place qui restera dans les anales de la F1

1979 Toutes les écuries s’essaient aux « Wing Cars » avec plus ou moins de réussite, La Williams FW07 semble être la référence en la matière.
La Ferrari 312 T4 n’est sûrement la meilleure du plateau, au niveau performances, La fiabilité du Flat-12 associée, à Michelin, et à 2 pilotes du plus haut rang (Jody Scheckter et Gilles Villeneuve). Les pilotes font 1 et 2 au championnat pilote, Ferrari gagne la coupe constructeur.
La Renault Turbo de Jean Pierre Jabouille gagne son 1er Grand Prix à Dijon. Après une lutte acharnée, pour la seconde place, René Arnoux et la 2ème Renault doivent s'incliner de la Ferrari de Gilles Villeneuve.

Cette 1ère victoire d'un moteur "turbo" déclenche une crise politique entre la FOCA mené par Ecclestone dont la plupart des membres utilisent le V8 Cosworth et La Fédération Internationale du Sport Automobile ( FISA ex CSI) qui soutient Renault et son 1500cc turbo. Cette guerre des pro et des anti-turbo va déchirer la Formule1 durant 3 ans.   Ferrari et Alfa Roméo suivent Renault et annoncent  un programme pour  le développement d’un moteur turbo. 
La FOCA tente de faire barrage et préconise une réduction des coûts et de la consommation en carburant. Ce qui bien entendu est complètement à l’opposé de la politique de Renault dont le moteur est très onéreux et très gourmand en essence.

Guerre FISA - FOCA - La politique d’abord, sport…

1980 Alain Prost Est recruté par McLaren, pour faire ses débuts en F1. 
La FISA décide qu’en 81 les jupes mobiles seront interdites. Les Britanniques de la FOCA se voient retirer leur seul moyen de contrer les puissants moteurs turbo des « gros » constructeurs Renault, Ferrari et Alfa. La FISA  décide également de remettre à la mode les briefings des pilotes avant chaque course.

Les constructeurs FOCA (Brabham, Tyrrell, Williams etc. ) qui cherchent tous les moyens de faire obstacle à cette autorité qu’ils reconnaissent de moins en moins, interdisent à leurs pilotes de se rendre au briefing. Le président de la FISA, Jean Marie Balestre, qui veut reprendre un peu du pouvoir perdu vis à vis de Bernie Ecclestone, distribue des amendes aux pilotes absents des briefings. Comme lesdits pilotes récidivent au Grand Prix suivant, la FISA suspend les contrevenants.

Espagne (Jarama) 1980 -Les écuries légalistes retirent leurs autos     >>>

 Balestre (FISA)  Ecclestone (FOCA) Le bras de fer


Arrivé au Grand Prix d’ Espagne  ils sont une quinzaine de pilotes touchés par des amendes ou des suspensions. La FISA leur interdit de rouler si les amendes ne sont pas payées.  S’alliant avec le Royal Automobile Club d’ Espagne (RAC),propriétaire du circuit, B. Ecclestone, réussit à faire interdire l’accès du circuit à Jean-Marie Balestre. Le RAC organise le Grand Prix sous sa propre responsabilité et se rapportera directement à la FIA autorité supérieure du sport auto.

La FISA n’a plus autorité et Jean-Marie Balestre demande aux pilotes « légalistes » (Ferrari, Renault et Alfa) de ne pas participer au Grand Prix. Quand la piste est ouverte, les monoplaces des constructeurs turbo « légalistes », restent bâchée. Seuls les fidèles de B. Ecclestone (FOCA) participent cette course tronquée.
Les instances supérieures de la FIA donnent raison à la FISA, et déclarent le GP d'Espagne course "hors championnat". B. Ecclestone et la FOCA doivent faire marche arrière. Pour laisser place à la suite du championnat.
1981  L'année débute dans la plus grande confusion, le bras de fer qui oppose toujours Balestre à Ecclestone a pour enjeu, la querelle entre les constructeurs de la FOCA  qui sont pour l'interdiction des turbos et le maintient des "wing cars" et leurs jupes mobiles et de l'autre coté, les constructeurs "légalistes" qui suivent la FISA, appuient les moteurs turbo et prônent l'interdiction des jupes mobiles.
A la suite de réunions tenues à Paris place de la Concorde au siège de la FISA. Les deux parties trouvent enfin un compris qui est appelé "Accords Concorde" 
D'un plan technique le nouveau règlement autorise les jupes mais elles ne plus mobiles, mais fixes et à distance du sol afin de réduire "l'effet de sol" et que la garde au sol minimum « mesurée à l’arrêt » doit être de 6cm. Les moteurs turbo sont autorisés.
Le premier à trouver une parade au nouveau règlement est Colin Chapman, Qui élabore la Lotus 88 une monoplace à double châssis. Le premier constitué des pontons, de la carrosserie et des ressorts durs, qui encaissent la charge aérodynamique. Le second est relié au premier par des ressorts souples, il comporte la coque, le moteur, les trains roulants et le pilote. Lorsque la Lotus 88 roulait à haute vitesse, sous la charge aéro, les ressorts durs du châssis primaire venait en butée alors que le châssis secondaire monté sur ses ressorts souples remontait, les jupes fixées sur les pontons étaient plaqués au sol et l'effet de sol était complet. Une fois à l'arrêt l'ensemble  remontait aux 6cm réglementaires. Cette fois s'en est trop, autres les constructeurs portent réclamation, et a leur tête... Bernie Ecclestone qui était il y a peu l'allié de Chapman.
En même temps chez  Brabham (Team de B. Ecclestone) on contourne le règlement d'un autre façon, l’astucieux Gordon Murray, invente la suspension à air souple* beaucoup moins cher que le système Lotus. Les constructeurs FOCA suivent Brabham et  Bernie.  
La Lotus 88 de Colin Chapman est déclarée non conforme au règlement et n'est pas autorisée à participé aux championnat. Rusé Bernie !!
Trop novateur, cette fois l'ingénieux Colin Chapman est désavoué par ses alliés de la FOCA et doit remballer sa Lotus 88.

Gordon Murray, avait l'habitude d'arrivé sur les GP chaussé de sandalettes roses avec dans son attaché-case, une K7 des Beatles et des bonbons à la menthe.
1981 Dans la bataille des jupes mobiles, il force la FISA à s'agenouiller avec sa suspension à air souple.
 * La suspension "à air souple" La monoplace à une garde au sol de 6 cm, quand elle est au stand ou petite vitesse et elle s’abaisse grâce à des vérins une fois en piste, le contrôle effectué. Tous les pro FOCA suivent et ridiculisent par la même le règlement de JM Balestre et de la FISA. Certains ne se cachent même pas et installent simplement un levier dans le cockpit pour abaisser la voiture dès qu'elle prend la piste. Même les « légalistes » qui s’y refusaient sont obligés de suivre pour ne pas être trop distancés.
1981 c'est aussi le GP de France à Dijon où Alain Prost signe sa 1ére victoire en Formule1 sur la Renault RE30.

Après l'interdiction de la Lotus 88, une brouille est née dans la belle unité des constructeurs FOCA. D'autant plus que Bernie Ecclestone (Brabham) président des "anti-turbo" passe un accord avec BMW pour la fourniture de moteurs turbo dès qu'il seront prêts

1982  Dès le premier Grand Prix à Kyalami on assiste un événement unique dans l’histoire de la F1, la grève des pilotes. Messieurs Balestre et Ecclestone étant alliés, ils ont décidé que pour conduire une F1 les pilotes devraient signer une demande de « Super Licence », laquelle leur enlèverait plusieurs libertés, notamment celle de quitter leur écurie quand bon leur semblerait. Au moment des premiers essais, le paddocks resta silencieux pas un pilote, n'étant présent, ils étaient tous ensemble dans un hôtel à 30 km de là. La FISA et Ecclestone qui réduire les pilotes à la soumission totale, publièrent un communiqué indiquant que la super licence était retirer à vie à tous les pilotes grévistes. Le lendemain la FISA fit savoir qu'elle passerait l'éponge si les pilotes se présentaient à la 2ème séance d'essais. Mais pilotes toujours très solidaires ne bougèrent pas et quelques minutes avant 10h00, Balestre et Ecclestone durent s'engager à rediscuter les modalités de la super licence et à annuler les sanctions de la veille.  Un accord venait d'être trouvé de justesse et le Grand Prix est finalement couru.

Au Grand Prix du Brésil, certains constructeurs anglais toujours à la recherche d’une parade pour contrer la puissance des « turbos » et pour s’attaquer au règlement qui impose un poids mini de 585kg  détournent une nouvelle fois le règlement en alignant des voitures bien en dessous de ce poids et munies de réservoirs contenant une quarantaine de kilos d’eau, qui sont rempli en fin de course. Les tricheurs (Brabham et Williams) sont finalement disqualifiés bien qu’ils aient remporté la course.
Les constructeurs FOCA très mécontents boycottent le Grand Prix de San-Marin qui à l’inverse de celui d’ Espagne 80 n’est disputé que par les « légalistes » plus Tyrrell qui doit absolument marquer des points pour sauver son écurie.

L’épreuve suivante c’est Zolder et comme depuis le début de la saison, les observateurs s’attendent  encore à des histoires et des querelles dans lesquelles le sport n’a pas grand chose à voir. Mais l’étape belge est le cadre du dramatique accident dans lequel Gilles Villeneuve perd la vie pendant les qualifications du Grand Prix de Belgique.

Pilote d'exception, acrobate, les superlatifs ne manquent pas pour parler de Gilles Villeneuve. Il avait la capacité de garder  le contrôle de sa monoplace dans les situations les plus épineuse, ce qui lui permettait de se jeter dans des manœuvres inouies pour la plus grande joie des spectateurs. 

Cette disparition bouleverse et émeut tout le monde de la F1, chacun revient sur terre et se prend à considérer la vie à sa juste valeur et le calme revient et on n'entend plus jamais parler de la guerre « anti-turbo » livrée par les constructeurs anglais.
Si on fait les comptes, sur l’ensemble de la saison, 10 pilotes sont montés sur la plus haute marche du podium. Et Kéké Rosberg pratiquement inconnu jusque là, devient champion du monde.
 Dernier titre mondial pour  fabuleux V8 Ford Cosworth  DFV apparut en 1967  et couronné pour la première fois en 1968 et 12 fois champion du monde  -  Une page est tournée, place à la puissance des turbos
En décembre, à 54 ans Colin Chapman disparaît d'une crise cardiaque. C'était le plus génial des constructeurs en matière de F1. Du châssis monocoque en 62, à l'effet de sol en 77, Chapman a aussi inventé entre autres la carrosserie angulaire en 70, ainsi que les barres de torsion, il fut aussi le premier à vendre l'espace de sa carrosserie à un sponsor en 70 .  Il avait toujours été celui qui tirait la F1 vers le haut et tous les constructeurs, avaient dut le copier.  A l'heure où va raisonner cavalerie des moteurs turbo. Chapman tire sa révérence après 25 années de F1 et 72 victoires. A l'époque seul Ferrari a fait mieux mais en 33 années.
Une F1 à six roues chez Williams. Elle finira au musée sans avoir couru.
Les ingénieurs sont toujours à la recherche de nouveauté, Au cours de la saison 82, chez Williams, Patrick Head conçoit une monoplace laboratoire équipée de 4 roues motrices à l'arrière reprenant l'idée  March en 1972. Les résultats étant peu concluants le projet en restera là.


Bernie Ecclestone trouve que les ravitaillements sont intéressants pour le spectacle...
Chez Willams on joue avec le feu

1983  Après plusieurs années de guerres intestines, le calme revient au sein de la F1. S'appuyant largement sur les accidents de l'année précédente JM Balestre fait de la sécurité une priorité. Le règlement interdit les jupes à effet de sol, mais cela ne fait pas trop de remous au sein des constructeurs anglais puisqu’il ont tous ou presque trouvé un moteur turbo.
Expérimentée en 82 par Brabham, la technique qui consiste à ne partir qu’avec la moitié du plein et faire un ravitaillement à la mi-course se généralise. Toujours à l'affût de spectacle pour sa chère télé et les sponsors Ecclestone se réjouit sans se soucier de l'aspect sécurité

1984 La réaction ne se fit pas attendre, les ravitaillements sont interdits par la FISA les conditions des sécurité étant plus que précaires pour les pilotes et les mécanos présents lors de cette opération.
C’est l’année McLaren contre McLaren, Niki Lauda contre Alain Prost qui remportent à eux deux 12 des seize Grand Prix. Les MP4/2 à moteur TAG/Porsche étaient apparues fin 83, ce qui leur permis d'être très au point et très performantes dès le début de la saison 84.  Pour le titre pilote Nicky Lauda devance Alain Prost du plus petit écart qui soit; 1/2 points.
Accusé de tricherie, Tyrrell est exclu du championnat. Au moment du contrôle d'après la course les commissaires voulurent contrôler un réservoir destiné à recevoir de l'eau. Quelle ne fut pas leur surprise en s'apercevant qu'il ne pouvaient pas le soulever, étonnant pour un réservoir d'environ 25 litres. Après la pesée il s'avéra que ledit réservoir pesait 63 kilos. En fin de course, les mécano remplissaient ce réservoir prévu pour recevoir de l’eau avec des billes de plomb ce qui leur donnait un avantage d’une voiture plus légère que les autres de presque 100 kilos en début de course.

1985 - La France au deux visages, Alain Prost nouveau champion du monde sur McLaren, et Renault Sport plus vraiment dans la coup qui choisit de se retirer de la Formule 1.
 

1985  Depuis 35 ans la France l’attendait, le nouveau champion du monde s’appelle Alain Prost, il a 30 ans, 89 Grands Prix et 21 victoires à son actif.

Après avoir démontré sa valeur en imposant la technologie du moteur turbo, Renault Sport, arrivé en 1977, après avoir conquit 15 victoires et 31 pôles, décide de quitter la F1 en fin de saison sans avoir pu conquérir le titre mondial. La firme française continuera à fournir ses moteurs V6 turbo à Tyrell, Ligier et Lotus.

Devant la puissance toujours montante des moteur turbo qui dépassent 800cv en course et atteignent environ 1200cv en qualif, la FISA programme l’interdiction des turbo pour 1989.

1986 La F1 dépense à millions l’argent du capitalisme, mais poussée par Bernie Ecclestone, "le formula one circus" réussit le tour de force d’organiser un Grand Prix en Hongrie, pays sous la domination du bloc communiste de l’Est.

1987 Pour compenser l’écart avec les turbo, le règlement prévoit que, les voitures à moteurs atmosphériques sont autorisées avec une cylindrée de 3,5litres et un poids minimum de 500 kg, et que  Les monoplaces à moteur « turbos » doivent peser 540kg et leur consommation est limitée à 195 litres pour la longueur du Grand Prix.
Williams teste sa 1ère suspension active gérée électroniquement. Mais abandonne l’idée, car trop compliquée.

Bernie Ecclestone est élu vice président à la FIA, un nouveau rôle qu'il trouve bien plus excitant que celui de patron d'écurie il cède cède une grande partie de ses part de Brabham à Alpha Roméo.